Des nouvelles de Robusta la taupe…

La vieille demoiselle continue les grands travaux de rénovation et d’agrandissement de son labyrinthe. Elle vient de finir une nouvelle galerie, et pour la baptiser, elle fait pipi partout sur les murs.

Comme ça, si le gros Biscotto son voisin déboulait par erreur, il comprendrait tout de suite qu’il n’est pas chez lui ! Pour mieux se repérer dans ses galeries, Robusta connaît tous les repères : il y a la galerie de la racine qui pend, celle de la racine qui monte, celle du gros caillou qui dépasse, celle du goutte à goutte… Hé oui ! Il arrive qu’il y ait des infiltrations, surtout par fortes pluies !

Pourquoi toujours agrandir son domaine ? Tout simplement parce que c’est un excellent moyen d’aller à la rencontre des lombrics et larves qui se baladent innocemment dans des territoires encore vierges…

Pour creuser ses galeries, Robusta a une technique à toute épreuve : avec l’une de ses pattes-pelles, elle s’accroche à la paroi, et avec l’autre, elle creuse, et ainsi de suite. De temps en temps, elle repousse en arrière tous les déblais et continue à avancer… Quand il y a vraiment trop de gravats, elle se retourne et pousse tout cela jusqu’à la cheminée voisine qu’elle a pris le soin d’ouvrir un peu en arrière. Et là, avec sa patte-pelle placée devant sa figure comme repoussoir, elle monte le gros tas de déblais dans le conduit vertical, pour qu’il s’écroule de chaque côté du trou et forme une petite montagne : la taupinière.

Dire que Robusta est capable de pousser ainsi vers la surface des tas de terre qui font dix fois son poids !

Billet publié dans Actualités, Chroniques du jardin
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