La lune noire de Novembre

Linou le merleToujours les Temps Roux…

Lune noire

Juché sur le poteau électrique, juste devant le jardin, Linou le merle veille. De son poste de vigie, il voit tout, et soudain il se jette dans le vide, ailes grandes ouvertes, il rase le mur couvert de lierre, et disparaît dans la Haie-des-Épines. Juste pour un temps. Quand il est sûr que la voie est libre, zou ! il déboule en trois sauts au pied du pommier, et s’en va vite fait becqueter une grosse pomme rouge tapie dans l’herbe verte.

Akariane l’araignée n’habite pas loin de Mistigrise, à l’entrée de la cabane à outils. Elle est au sec, elle. Ce n’est pas le cas de Bethsabée, sa cousine très très éloignée, bien plus petite, qui habite dans l’étendue d’herbes, tissant sa toile entre les brins. Avec les pluies qui se succèdent, sa toile est tapissée de gouttelettes. C’est très beau, on dirait un bijou de perles, mais ce n’est pas très discret…

Mistigrise n’est pas allée très loin, cette nuit, pour chercher à manger. Elle s’est contentée de descendre le long de son étagère à pots de fleurs, et d’aller grignoter quelques graines de gazon, par le fond d’un grand sac où elle a fait un trou bien pratique : ça s’écoule tout seul. Mais déjà, ses souriceaux impatients la réclament à grands cris. Alors la vieille souris remonte à toute allure dans son nid, s’allonge sur le côté, pour que ses petits puissent téter ses dix mamelles. Pas de repos ! Et encore, si elle n’avait qu’eux à s’occuper….

Billet publié dans Actualités, Chroniques du jardin
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