Dernier quartier de lune de décembre

Au jardin tout est détrempé, la neige a fondu, laissant par endroits des plaques blanches qui rétrécissent, rétrécissent… Dans un clapotis continu, l’eau goutte du toit de la maison-rocher, formant sur le sol de grandes flaques qui reflètent le ciel triste. Déjà le dégel ?

Linou le merle et ses cousins sont plutôt contents : le tas de compost est réapparu ! Bon, les pommes et les épluchures ne sont pas de la première fraîcheur, mais c’est tout de même plus confortable que quand tout était recouvert d’une croûte de neige gelée…

Sous la terre, Robusta la taupe arpente son labyrinthe à grande vitesse (un mètre par seconde !) car… taïaut ! Les vers de terre sont remontés, avec le dégel. Alors…taïaut ! À l’aide de ses pattes avant aux longues et solides griffes qu’elle plante dans les parois, Robusta se propulse dans ses galeries à toute allure. Gare au ver de terre imprudent qui ne l’aura pas sentie arriver…

Le jour est à peine levé que Tilleule la dame écureuille est déjà en train de fouiner sous le noisetier du bas.
- Voyons voir…. murmure-t-elle, très affairée. Où ai-je donc caché ces noisettes ?
Car il est vrai que, si dame écureuille est très prévoyante, elle oublie souvent où se trouve ses caches de nourriture…
- Hé maman ! crie l’un de ses enfants. C’est là ! J’ai trouvé !
Sous un vieux morceau de tôle gondolée qui rouille à même le sol, il y a une bonne dizaine de  noisettes bien conservées. Croc…

Billet publié dans Actualités, Chroniques du jardin

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