La lune ronde de janvier

Il fait beau, mais il fait froid, et la nuit, tous se serrent dans leur trou, dans la Haie-des-Épines, ou sous le lierre. Pour avoir plus chaud, les oiseaux sur leur branche gonflent leurs plumes, et comme ça, l’air circule entre leurs plumes et se réchauffe. C’est comme s’ils étaient enfilés dans un sac de couchage rempli de duvet.

Tous attendent le jour et le retour du soleil, mais… même si les jours rallongent, la nuit est encore longue, pour le petit peuple du jardin.

Becquebois le pic vert a décidé de se mettre en ménage. Il est plus que temps, et d’ailleurs, il a rencontré un très bon parti : une femelle à la belle moustache noire (lui, la sienne, elle est rouge et noire) qui répond au nom de Mère Tapedur. Cette dame Tapedur n’est pas d’une première jeunesse, mais elle a de l’expérience et elle sait élever une couvée… Notre couple explore donc la lisière du Bois-des-Trois Corneilles, à la recherche d’un endroit idéal pour installer un nid. Ils inspectent les arbres pourris, les endroits où le bois est plus tendre, et, de leurs becs acérés, ils commencent à y percer de nombreux trous… Ils testent le matériau.

Il fait froid, mais il fait beau, c’est pourquoi le Grand à casquette trouée est descendu dans son jardin, juste pour commencer à gratter un peu les herbes et les petites plantes sauvages qui tapissent son potager. Le Grand, il pense déjà à ce qu’il va y semer… En chemin, il coupe deux ou trois choux noircis par le gel, pour la soupe. On ne sait jamais, l’intérieur est peut-être encore bon, et puis… il ne faut jamais gaspiller.

Billet publié dans Actualités, Chroniques du jardin
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