Premier quartier de lune de mars

Au jardin, cet après-midi, le ciel est bleu, il fait si bon. La terre et les arbres sont encore nus, mais… mais…. Sur le rosier et sur le lilas, les bourgeons sont là, prêts à éclater. C’est juste une question de jours…

Au pied du mur, à quelques centimètres sous terre, Mollo le vieil escargot se réveille, s’étire hors de sa coquille, et agrandit un peu son trou. Il se rendort. La terre est chaude, c’est vrai, mais il n’est pas encore temps de mettre le nez dehors. Les nuits sont encore si froides, et il n’y a guère à manger, même pour un escargot très expérimenté.

Au fond du jardin, une intense agitation règne, sur le dôme énorme de la fourmilière, chauffé par le soleil. Les fourmis qui somnolaient au plus près de la surface sont descendues réveiller leurs sœurs, et… Tous à vos postes ! Des légions d’ouvrières grouillent sur le sommet du dôme, agrandissant les entrées pour faire pénétrer la chaleur dans le nid. C’est parti.

Dans la journée qui finit, Linou le beau merle noir se poste au sommet du pommier, et lance son chant flûté et plein d’harmonie. C’est pour dire que le Joli Temps ne va pas tarder à éclater, et aussi pour conter fleurette à son amoureuse Perlette. Dans les jardins alentours, de leurs postes de vigie, au sommet des arbres et des poteaux électriques, tous les merles du voisinage lui répondent tour à tour.

Billet publié dans Actualités, Chroniques du jardin
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