Le Piou, bébé fauvette

Pas croyab’ !

Timide… mais grand voyageur
Nous, les fauvettes, nous ne sommes pas bien grandes, et très farouches, mais ça ne nous empêche pas d’aller loin ! Nos migrations ont de quoi en faire pâlir plus d’un ! Des milliers de kilomètres, jusqu’en Afrique tropicale et australe. À la fin des Temps Mûrs, nous traversons les Pyrénées, la Méditerranée, puis le Sahara. Au retour du Joli Temps, nous sommes de retour aussi. Pour cela, nous sommes très organisées : nous traversons les tropiques selon des itinéraires et des étapes très précis, qui ne sont pas les mêmes au retour qu’à l’aller. Nous savons aussi nous adapter aux conditions locales (météo ou autres) et nous savons nous orienter sans erreur. Et le comble, c’est que nous voyageons de nuit !

Une boussole dans l’oeil ?
Quand nous quittons nos sous-bois, de nuit, pour partir vers les pays chauds, nous nous orientons tout de suite vers notre but : le sud. Les savants pensent que nous avons dans la rétine de l’œil un récepteur ultra sophistiqué qui nous permet de percevoir le champ magnétique terrestre et ainsi, de nous diriger.

Deux fois notre poids !
Avant d’accomplir cet exploit qu’est la migration, nous les fauvettes, nous nous bourrons de bonnes choses pour avoir assez de réserves de carburant. Il faut absolument éviter la panne sèche en vol ! Alors nous nous régalons de tous les petits fruits que nous trouvons : baies de sureau, mûres, fruits du lierre, du troène… Et à chaque étape, nous refaisons le plein : en Espagne, par exemple, nous nous gavons de figues. Et comme ça, nous partons avec tant de réserves que nous finissons par faire deux fois notre poids ! On a vu des fauvettes peser 30 grammes avant le départ, alors que leur poids normal tournait autour de 16 grammes…

Pioupiou : Piou ! Pioupiou piou pioupioupiou piou piou piou ! Piou, pioupioupiou piou piou. Piou piou piou piou. Piou pioupiou piou piou, piou pioupiou piou. Piou, pioupioupiou piou piou. Piou piou piou piou. Piou pioupiou piou piou, piou pioupiou piou.
Traduction (Le Piou étant un oisillon, il n’articule pas encore très bien notre langage, excusez-le !) : C’est moi, le Piou ! Je suis le nouveau protégé de Tom Patate. Heureusement qu’il était là, quand je suis tombé du nid, poussé par mon frère… Enfin… mon frère… si on veut… Bref, Tom Patate, pour moi, c’est comme mon papa, je ne veux pas le quitter ! Mais tout ne se passe pas vraiment comme je voudrais…

Vous voulez mes papiers ?

Nom, qualité : Le Piou, fauvette des jardins, ou sylvia borin
Classe
: oiseaux – Ordre : passériformes – Famille : silviidés
Régime
: Insectes, araignées, vers de terre, graines et… j’adore aussi les baies et fruits !
Âge
: Il n’y a pas si longtemps, je n’étais qu’un œuf, et maintenant je suis encore un oisillon, qui tend le cou, le bec grand ouvert, quand on lui apporte la becquée. J’ai bien l’intention de devenir grand et fort et d’atteindre l’âge vénérable de 7 ans.
Mensurations
: Nous, les fauvettes, nous faisons environ 14 cm, et notre envergure est de 22 cm.
Poids
: Quand je serai grand, je pèserai entre 16 et 23 grammes.
Habitat
: Contrairement à ce que dit mon nom, je ne viens pas des jardins, mais plutôt de la lisière des bois, des grands parcs un peu sauvages, là on on peut trouver des sous-bois touffus et plein de buissons.
Comportement
: Comme je suis un oiseau très furtif, un peu farouche, il est difficile de me voir. J’aime me déplacer bien caché par les feuillages, pas très loin du sol.
Vol
: Les fauvettes ne volent pas souvent à découvert, sauf… quand il leur faut partir en migration, vers la fin des Temps Mûrs, pour traverser le grand désert d’Afrique.
Reproduction
: Une à deux fois pendant le Joli Temps, les mamans fauvettes pondent 4 ou 5 œufs blanc cassé, dans une coupe d’herbes et de radicelles, bien cachée dans un buisson. Les deux parents couvent à tour de rôle, durant 12 jours, et au bout de 10 autres jours, les petits quittent le nid !
Signes particuliers
: Difficile de me repérer, j’ai un plumage assez discret, avec le dessus gris-brun et le dessous blanchâtre. Mais ce qui me distingue, c’est mon chant, qui est mélodieux et soutenu.

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