Les 6 souriceaux

Pas croyab’ !

On trace la route !
Curieux comme tout, on furète de partout, mais croyez pas que ça se fait sans méthode… On marque nos routes d’une façon tout à fait naturelle : en pissant ! Notre urine sent très fort, alors… facile, comme ça, de retrouver notre chemin ! Et de marquer notre territoire…
En plus, on a un autre marqueur odorant : sous nos pattes, des glandes sécrètent une autre odeur… comme ça, on sait doublement par où on passe !

Ronger pour trouver !
Avec nos dents qui poussent sans arrêt et notre curiosité insatiable, on n’arrête pas de ronger… Et on s’attaque à tout et à n’importe quoi : du savon, de la bougie, du carton, bien sûr, mais aussi du plâtre et même des câbles électriques. Têtedebois en sait quelque chose…
Notre devise, c’est « Ronge et tu découvriras ! ».

Lavez-vous les uns les autres
Nous les souris, on vit souvent en grandes familles, avec une hiérarchie de mâles. Alors, quoi de plus pratique que de se faire notre toilette réciproque ? Chez nous, c’est Têtapou qui lave Têtedebois qui lave Têtedelar qui lave… Et ainsi de suite !

On mange notre prochain
Hé Ho ! Faites pas de grands yeux, on n’est pas dans un dessin animé… Nous les mâles, on se livre parfois à de terribles batailles, pour conserver notre territoire. Et des fois, le vainqueur mange le vaincu, parfois encore vivant… Gore, n’est-ce pas ? Peut-être, mais quel apport de protéines !

6 sourisseauxSi on nous traite d’insupportab’
C’est qu’on bouge comme c’est pas croyab’
On touche à tout, on désobéit
Mais c’est comme ça qu’on a grandi !

Si on nous traite d’agités
C’est parce qu’on est bourrés d’idées
Qu’elles soient très bonnes ou bien tordues
On s’dépêche de les appliquer !
Et turlutuuuuuu !

Moi Têtaclac, j’suis l’ plus futé
Têtedelar, c’est l’ désespéré
Têtedebois, c’est le plus musclé
Têtenlair, est plutôt distrait…
Têtedemule, c’est le mal luné
Et Têtapou çui qui pleurnichait…

Avec notre ami Tom Patate,
C’est vrai qu’on fait une belle brochette
Pas une farce qui ne rate
Nos inventions, il faut qu’elles pètent !

Vous voulez nos papiers ?

Nom, qualité : Têtaclac, Têtedelar, Têtedebois, Têtenlair, Têtedemule et Têtapou, jeunes souriceaux gris, dits « mus musculus »
Classe : mammifères – Ordre : rongeurs – Famille : muridés
Régime : Omnivore ! On mange tout ce qui nous tombe sous la patte, graines, fruits, cadavres d’insectes, pain, farine, fromage, saucisson et toutes les bonnes choses qu’on trouve chez les Grandes Gens
Âge : En général, entre 1 et 3 ans. Mais nous, on est encore jeunes ! On est nés pendant les Temps Roux, mais on a grandi très très vite. À 6 semaines, on était déjà de jeunes adultes, prêts pour toutes les aventures !
Mensurations : Au début, on était plus petits que notre maman Mistigrise, mais on l’a vite dépassée : on est de beaux gaillards de 18 cm de la tête à la queue ! Avec 9 cm de queue, s’il vous plaît…
Poids : En souriceaux costauds que nous sommes, nous pesons nos 40 g de muscles !
Habitat : Nous les souris grises, nous habitons dans les bois, dans les champs, dans les jardins… Mais nous préférons souvent nous installer dans les habitations des Grandes Gens… Bien plus commode !
Rythme : Nous sommes actifs dès le crépuscule, et surtout la nuit
Sens : Nous avons une ouïe vraiment exceptionnelle, car nous entendons des sons très très aigus, que les Grandes Gens ne perçoivent même pas. Notre odorat est très développé et notre vue est assez bonne. Mais si nous nous déplaçons avec aisance et rapidité la nuit, c’est aussi grâce à nos vibrisses (moustaches) et à notre queue qui sont des organes tactiles très sensibles
Reproduction : Nous, on a tété notre mère jusqu’à l’âge de 3 semaines. Et à 6 semaines révolues, on a commencé à rencontrer des fiancées… Hé oui ! Tout va très vite chez les souris ! Mais chut… ça fait partie de notre vie privée…
Signes particuliers : Notre museau pointu, nos yeux noirs et ronds qui ressortent, et nos grandes oreilles rondes qui bougent pour mieux capter les bruits. Et puis, bien sûr… notre queue toute nue, et préhensile (elle peut s’accrocher pour nous retenir en cas de chute, ou nous servir de balancier pour garder l’équilibre pendant l’escalade)

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